L'influenza frapperait un travailleur de la santé sur quatre, selon une étude de modélisation
02 octobre 2009 |
Par Michel Dongois
Jusqu’à 25 % des travailleurs de la santé et des fournisseurs de services d’urgence (ambulanciers, policiers, pompiers) pourraient s’absenter du travail au point culminant d’une vague de pandémie modérée. Il deviendrait alors bien difficile de maintenir le niveau des services d’urgence et de soins.
C'est du moins le scénario qu'illustre une nouvelle étude, en se basant sur l'utilisation des réserves actuelles d'antiviraux pour traiter l'influenza. Elle est menée par la firme canadienne Risk Analytica, spécialisée en modélisation de la gestion du risque.
Autres données, selon la firme : environ 9 millions de cas, plus de 10 100 décès et près de 51 000 hospitalisations. Voilà, toujours selon la même hypothèse, le tableau que dresse cette boule de cristal aux prévisions mathématiques d'un Canada affligé d'une éventuelle pandémie modérée d’influenza.
« Le compte rendu de notre modélisation mathématique élaborée et rigoureuse montre que les réserves actuelles d’antiviraux, principalement consacrées à des fins de traitement seulement, pourraient ne pas suffire pour la durée d’une pandémie modérée d’influenza », résume le président-directeur général de Risk Analytica, Paul Smetanin. Selon lui, l’identification de ce risque devrait inciter à revoir le plan canadien de lutte contre la pandémie, en ce qui concerne la taille des réserves d’antiviraux ou l’utilisation à laquelle ils sont destinés.
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