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Immunologie : Quoi de neuf ? — Allergie aux arachides : une étude montre une très légère hausse de la prévalence
25 juin 2008 | par Terry Murray

Il y a cinq ans, des chercheurs de l'Université McGill soulignaient une forte prévalence étonnante de l’allergie aux arachides (1,5 %) parmi les enfants d’âge scolaire à l’étude.

À ce moment-là, deux autres études sur la prévalence – l’une sur l’île de Wight et l’autre à New York – montraient des taux autour de 0,5 %, suscitant des doutes de la part des Canadiens au sujet de leurs résultats. Les chercheurs de l’Université McGill ont répété leur étude et découvert une prévalence de l’allergie aux arachides de 1,7 %, les confortant dans leurs résultats originaux – mais de nouveaux doutes se sont immiscés, à savoir si la prévalence était en hausse.

Présentée au Congrès annuel de l’American Academy of Allergy, Asthma and Immunology, l’étude concluait à une augmentation de la prévalence de 33 % dans l’intervalle de cinq ans, mais ce n’était pas statistiquement significatif. Au suivi, les études britannique et américaine ont montré que la prévalence avait doublé pendant les cinq années.

De 2000 à 2002, puis de 2005 à 2007, les chercheurs montréalais, dirigés par les Dres Rhoda Kagan et Ann Clarke, ont soumis des questionnaires aux parents d’enfants de la maternelle à la troisième année du primaire dans des écoles publiques et privées de Montréal. Ils ont demandé s’il y avait des allergies aux arachides et ont effectué des tests (test cutané, anticorps IgE et provocation orale) chez ceux qui avaient des antécédents d’allergie aux arachides ou qui en étaient incertains.

Dans l’étude la plus récente, 5157 parents ont répondu, et 93 % d’entre eux ont rapporté que leur enfant était tolérant aux arachides, selon le Dr Moshe Ben-Shoshan, fellow en allergies, qui a présenté les résultats au congrès. Parmi les enfants restants, 231 ont subi tous les tests, tandis que les autres n’ont fourni qu’une information partielle.

Difficultés issues des données
Employant une technique statistique appelée « imputation multiple », les chercheurs ont pu estimer la prévalence pour les enfants qui n’ont fourni que des renseignements partiels et pour les non-répondants, dit le Dr Ben-Shoshan. Ces résultats ont montré une prévalence de 1,65 % pour ceux dont l’information était complète, de 2,07 % pour ceux qui ont subi les tests et ceux dont les renseignements étaient partiels – et de 1,78 % après ajustement pour des données manquantes.

Après comparaison de ces prévalences avec les chiffres obtenus pour les mêmes groupes cinq ans auparavant, les différences absolues entre la prévalence de 2005 à 2007 et de 2000 à 2002 étaient de 0,15 % parmi ceux ayant donné une information complète, et de 0,32 % chez ceux ayant subi les tests et ceux dont les renseignements étaient partiels. Toutefois, les différences n’étaient pas statistiquement significatives.

« Nous aimerions montrer une nette augmentation chez ceux qui ont subi les tests, mais c’est très difficile parce que vous ne pouvez pas toujours avoir une participation à 100 %, a dit le Dr Ben-Shoshan. Nous n’avons un résultat significatif que dans le groupe le plus important. »

Même si l’étude semble indiquer une augmentation de la prévalence d’environ 33 % en cinq ans, « nos larges intervalles de confiance nous empêchent de tirer des conclusions définitives ».

Alors qu’il est possible que la hausse de l’allergie aux arachides ait plafonné, il est rassurant de constater que même si la hausse est de 33 %, elle n’est pas aussi dramatique que celle de 50 % qu’ont démontrée les études britannique et américaine, a dit le Dr Ben-Shoshan.

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