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Gastro-entérologie — Quoi de neuf ? — Les patients sont ouverts à subir une coloscopie le jour de la consultation
04 juin 2008 |
par David Hodges
Les patients ne voient pas d’inconvénients à subir une coloscopie lors de la consultation initiale, selon une enquête sur les patients à risque moyen d’une pratique en gastroentérologie. C’est une bonne nouvelle pour les médecins qui auraient pu croire que les patients pourraient ne pas se sentir à l’aise de subir l’intervention aussi rapidement ou que cela dénotait un manque d’éthique. « Les gens se demanderont si les patients seront à l’aise avec cet examen parce que celui-ci est plutôt effractif. Avant, on rencontrait le patient une première fois avant de le revoir pour la coloscopie », explique la Dre Liliana Oliveira, de la division de gastroentérologie à l’Université d’Ottawa. De plus, ajoute-t-elle, le dépistage du cancer colorectal dans une population à risque moyen demande des ressources significatives, et éliminer le besoin d’une deuxième visite médicale pour une coloscopie après une première consultation peut contribuer à réduire les listes d’attente.
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La Dre Liliana Oliveira |
Certains gastroentérologues utilisent déjà cette stratégie, particulièrement dans des grands centres comme Ottawa, où les volumes sont très importants, dit-elle.
L’étude de la Dr Oliveira portait sur 125 personnes de 60 ans en moyenne qui ont consenti à remplir un questionnaire après leur rendez-vous et la coloscopie pour le dépistage du cancer colorectal, entre janvier 2005 et juillet 2007. Parmi ces patients, dont 66 % sont des hommes, 99 ont eu la consultation et l’examen le même jour, tandis que les 26 autres ont subi leur coloscopie à un autre moment.
Dans le questionnaire, on demandait entre autres des renseignements démographiques, de l’information sur les connaissances des patients en matière de dépistage du cancer colorectal et s’ils avaient préféré subir l’examen le même jour que la consultation initiale ou une autre journée, selon le cas.
La Dre Oliveira et ses collaborateurs ont découvert que 86 % des patients ayant subi l’examen le même jour préféraient cette méthode, contre 39 % des patients ayant subi l’examen un autre jour qui ont affirmé préférer l’examen retardé.
L’âge, la race, l’éducation et la compréhension du cancer colorectal n’avaient aucun impact sur la préférence des patients quant à la méthode de consultation.
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