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Actualités cliniques — L’importance du DHA chez les nourrissons
10 septembre 2008 |
par Georges Costan, Ph. D.
Un sondage récent (Ipsos Reid) mené auprès de 600 mères canadiennes de nourrissons âgés de 0 à 12 mois en Ontario, au Québec et en Alberta révèle que moins d’un tiers d’entre elles connaissent et comprennent les bienfaits du DHA (acide docosahexaénoïque), un oméga-3 qui favorise le développement normal du cerveau et des yeux chez les nourrissons. Rappelons que la période de croissance la plus rapide du cerveau humain s’effectue au cours des deux premières années et que le DHA consommé au cours des premiers mois de la vie joue un rôle-clé dans le développement cognitif.
Le DHA commence à s’accumuler très tôt dans le cerveau, in utero, dès le troisième trimestre de la grossesse. Il continue ensuite à s’accumuler jusqu’à l’âge de deux ans, période à laquelle la croissance du cerveau ralentit. Puisque l’organisme ne peut produire que de faibles quantités de DHA à partir de l’acide alphalinolénique (ALA), la majeure partie de l’apport en DHA doit provenir directement de l’alimentation. Les sources de DHA comprennent les poisons gras, les suppléments d’huile de poisson et les aliments enrichis de DHA.
Chez les nourrissons, le DHA provient du lait maternel. Cependant, les teneurs en DHA peuvent varier en fonction de la consommation, chez la mère, de sources alimentaires de ce nutriment. Dans le cas des nourrissons qui ne sont pas allaités au sein, de nombreuses préparations qui leur sont destinées sont maintenant enrichies de DHA. En Amérique du Nord, les Diététistes du Canada et l’American Dietetic Association ont récemment émis une déclaration conjointe sur les acides gras alimentaires qui comporte un énoncé selon lequel tous les nourrissons qui ne sont pas allaités au sein devraient recevoir une préparation enrichie de DHA d’une concentration d’au moins 0,2 % du total des acides gras.
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